Ma 30 Juin 2026 de 10h à 12h :  "Arceaux, sous les arches, toute une histoire!"

avec  Sylvie GRADELER  et Gloria HUET-GARCIA

Le petit groupe de courageux !

Né sous les arches de l'impressionnant aqueduc construit au XVIIIème siècle,
l'attachant quartier des Arceaux reste à découvrir et connaît aujourd'hui des transformations.

Entre patrimoine et traditions vivantes, entre curiosités architecturales et anecdotes, notre guide, Sylvie Gradeler nous entraînera dans une véritable exploration urbaine en nous racontant l'histoire du quartier avec comme point d'orgue l’accès à la spectaculaire mais trop méconnue Eglise Sainte-Thérèse. 

 

 

L’aqueduc Saint-Clément a été construit pour conduire l’eau des sources de Saint-Clément et du Boulidou (commune de Saint-Clément-de-Rivière) à Montpellier. C’est en 1751 que le Conseil de ville confie à l’ingénieur-hydraulicien Henri Pitot (1695-1771) la direction des travaux de l’aqueduc. La première pierre est posée le 13 juin 1753. Douze ans de travaux ont été nécessaires pour réaliser les quatorze kilomètres de canalisation. L'aqueduc est inauguré le 7 décembre 1765. Désormais, une eau saine et claire arrive au point culminant de Montpellier : le Peyrou.

La partie de l'aqueduc la plus spectaculaire est celle dite des « Arceaux ». Constituée d'une double rangée d'arcades inspirée de l'architecture romaine, elle traverse le vallon du Peyrou sur plus de 820 mètres. Ce monument, alliant prouesse technique et esthétique classique des arcades, s'intègre harmonieusement au grand projet d'embellissement de Montpellier au XVIIIe siècle.

L’honneur de faire couler l’eau pour la première fois revient à Marie Joseph Emmanuel Guignard de Saint-Priest (1732-1794), intendant de la province de Languedoc. Pour cette cérémonie, il est accompagné par Jean Antoine de Cambacérès (1715-1801), maire de Montpellier. Le texte précise que le 13 juin 1753, la première pierre de l’aqueduc a été posée à la source de Saint-Clément par Jean Emmanuel Guignard de Saint-Priest (1714-1785), père et prédécesseur de l’intendant.

Récit officiel mise en eau de la fontaine du Peyrou, 7 décembre 1765. Archives de Montpellier, BB 204, fol. 299

Aujourd'hui, Place Max Rouquette...

Mais jadis...

Jeu de tambourin, foire aux ânes et aux chevaux, marché aux puces et aux fleurs, fêtes foraines et manèges : tout au long de l’histoire, le quartier des Arceaux s’est affirmé comme un des hauts lieux de l’animation culturelle, sportive et commerciale de la ville.

Promenade dans l'architecture de Montpellier...

L'église Sainte Thérèse de Montpellier

L’église Sainte-Thérèse sera construite sur une parcelle au milieu de l’avenue d’Assas.
La bénédiction et l’inauguration de l’église Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus à Montpellier ont lieu du 5 au 8 novembre 1942.
L’église Sainte-Thérèse est inscrite à l’inventaire des monuments historiques.

 

Un des plus beaux édifices religieux modernes de la région montpelliéraine! Voulu par le Père Régis Sérine, un religieux assomptionniste, au début des années 1930 pour répondre à l'urbanisation rapide du secteur de Montpellier, allant des Arceaux à l'École d'Agronomie, l'église Sainte Thérèse ne fut bénie qu'en novembre 1942, le chantier ayant été interrompu à plusieurs reprises, puis suspendu. L'architecte montpelliérain Julien Boudes et ses fils Pierre et François, grâce à leur maîtrise de la technique de construction en béton développée par Auguste Perret, ont réussi une remarquable association de la modernité architecturale et de la tradition byzantine. Ils s'inspirent en effet de la basilique romano-byzantine de Lisieux à laquelle ils empruntent le tracé des quatre grands arcs et l'idée d'une coupole polygonale ajourée par une grande verrière multicolore. L'église est également remarquable par ses vitraux et ses mosaïques de tons ocres, rehaussées de tesselles d'or.